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Naturalistes du Bugey

botanique

Devinette (3)

22 Avril 2017, 17:02pm

Publié par Frédérique

Devinette (3)

Il y avait longtemps que je ne vous avais pas présenté de devinette...Nane va être contente !!!

Voici donc une floraison du moment, que l'on ne remarque guère, et qui, pourtant, en vaut la peine !

Un indice: 

ce sont les fleurs d'un grand arbuste qui peut devenir un arbre de 5 mètres de haut; il est d'origine méditerranéenne...

Devinette (3)

C'est ???

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Dans le gène, y'a pas d'plaisir ...

29 Mars 2017, 17:25pm

Publié par Frédérique

... pour le botaniste amateur qui doit s'adapter bon gré, mal gré, au chamboulement intervenu au sein des familles de plantes !

Mais, pour le chercheur,

c'est pur bonheur !

En effet, jusqu'à il y a peu, les plantes supérieures dites angiospermes étaient classées selon des critères morphologiques (Cronquist, 1981),  deux grandes classes distinguaient les monocotylédones ( un seul cotylédon dans la graine), par exemple chez les Liliacées, Orchidacées, Poacées (graminées) et et les dicotylédones, plantes à fleurs pourvues de deux cotylédons comme chez le haricot ou la plupart des fleurs sauvages de nos prairies....

    Depuis ces dernières années, une nouvelle classification basée sur la phylogénie moléculaire*  a été proposée par l'APG (Angiosperm Phylogenetic Group) . Cette classification repose sur la comparaison de séquences d'ADN et est de plus en plus utilisée. Elle a fait l'objet de deux mises à jour (APG II en 2003 et APG III en 2009).

Elle conduit parfois à des regroupements différents des classifications précédentes (par exemple, le genre Veronica appartient aux Plantaginaceae dans la classification APG et aux Scrophulariaceae dans celle de Cronquist,...).

*La phylogénie caractérise la filiation des espèces au cours de l'évolution et, par extension, les relations de parenté entre espèces.

© Michael W. Frohlich

© Michael W. Frohlich

Mais les gènes n'ont pas encore livré tous leurs secrets...et il reste une grande question :

d'où viennent les fleurs ?

Comment est-on passé des Gymnospermes à mode de reproduction rudimentaire, à la fleur qui présente plusieurs innovations ?

" Très récemment, des chercheurs du CNRS/Inra/CEA/Université Grenoble Alpes), en collaboration avec le laboratoire Reproduction et développement des plantes (CNRS/ENS de Lyon/Inra/Université Claude Bernard Lyon 1) et les Jardins de Kew (Royaume-Uni) ont fait un pas de plus pour résoudre ce mystère: pour ce faire, ils ont étudié une plante gymnosperme (plante à ovules nus, comme les conifères) qui peut vivre plus d'un millénaire et pousse dans les conditions extrêmes des déserts de Namibie et d'Angola: Welwitschia mirabilis

chez cette plante (ainsi que chez certains conifères), les chercheurs ont trouvé des gènes similaires à ceux responsables de la formation des fleurs, et organisés selon la même hiérarchie

Le fait de trouver une cascade de gènes similaire chez les plantes à fleurs et leurs cousins gymnospermes indique qu'il s'agit là d'un héritage de leur ancêtre commun, et donc, ce mécanisme n'a pas eu à être inventé au moment de l'origine de la fleur : il a simplement été hérité et réutilisé par la plante, un processus souvent à l'œuvre dans l'évolution. "

pour plus de précisions, voir le communiqué de presse du CNRS:

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4889.htm

© Michael W. Frohlich

© Michael W. Frohlich

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devinette 2, solution

10 Mars 2017, 14:04pm

Publié par Frédérique

chatons couverts de givre, en janvier, photo: Frédérique

chatons couverts de givre, en janvier, photo: Frédérique

Avec le deuxième indice, il était facile de trouver ce que représentait la 2 ème photo mystère...

il s'agissait en effet de chatons de Noisetier, Corylus avellana fortement grossis;  jaunâtres, cylindriques, pendants, à écailles obovales trilobées recouvrant 6 à 8 étamines barbues en train de libérer leur pollen au moindre souffle de vent...

Le noisetier avait déjà fait l'objet d'un article en janvier 2014: 

voir:

http://naturalistesdubugey.over-blog.com/2014/01/printemps.html

 

photo: Frédérique

photo: Frédérique

Pour compléter cette publication, un peu d'histoire !

Remontons le temps jusqu'au Néolithique...A cette époque, les fruits sauvages capables de subvenir aux besoins de l'alimentation humaine étaient rares en nos contrées...

"" Les peuplades néolithiques qui associèrent longtemps la cueillette à leur ébauche d'agriculture, ne connaissaient d'autres fruits secs, susceptibles d'être conservés pendant l'hiver, que la noisette et la faîne du Hêtre, puisque le Châtaignier ne fut planté que tardivement au nord de son aire naturelle, puisque le Noyer paraît n'avoir été introduit qu'à l'âge du fer. 

Des sondages et des fouilles entrepris sous la direction du professeur F. Bourdier, en 1955, dans les sédiments du lac de Chalain, à 18 km à l'est de Lons-le-Saunier (Jura), où une vaste cité lacustre avait été découverte en 1904, livrèrent, dans le niveau archéologique le plus ancien, succédant à la phase du Sapin (vers 2500 avant J.-C.), un pourcentage extrêmement important  de pollens de Noisetier.

 

Découverte de la pirogue de Chalain en 1904 ( Bronze final, 1000 av. J.C. ) photo: Wikipedia

Découverte de la pirogue de Chalain en 1904 ( Bronze final, 1000 av. J.C. ) photo: Wikipedia

"Il est probable que l'homme des cités lacustres a favorisé le développement du Noisetier au voisinage de ses habitations, car les noisettes constituent de véritables lits dans les niveaux d'habitat et elles devaient entrer, pour une part notable, dans l'alimentation" (F. Bourdier, Le bassin du Rhône au Quaternaire ).

Les noisettes ne sont pas moins nombreuses dans les palafittes du lac d'Annecy (âge du cuivre) et du lac du Bourget (Bronze final)""

Pierre Lieutaghi, le livre des Arbres, Arbustes et Arbrisseaux

Apprécié par les Grecs et les Latins, aliment précieux en cas de disette, la noisette est restée jusqu'à nos jours l'un des fruits sauvages européens les plus recherchés...

mais jusqu'à quand ???

 

photo: Frédérique

photo: Frédérique

en effet:

"en raison du réchauffement climatique, le front de la limite forestière est en train de grignoter petit à petit les pentes enneigées en remontant vers les cimes. Les arbres poussent désormais plus haut et la forêt s’installe dans des secteurs où il n’y en avait pas. 

Autres conséquences du réchauffement : des espèces d’arbres vont migrer et d’autres disparaître. Ceux qui poussaient plus au sud vont peu à peu remonter vers le nord pour pousser dans des zones plus froides et à plus haute altitude, au détriment des résineux, comme les sapins

. « Dans les montagnes du nord, les hêtres sont en train de prendre le dessus sur les sapins qui disparaissent petit à petit »

Dans le sud, certaines espèces d’arbre sont déjà en train de disparaître, « c’est le cas du noisetier, explique Frédéric Berger*, on peut s’attendre dans un siècle ou deux à sa disparition complète. »

*: ingénieur de recherche en sciences forestières à l' IRSTEA

extrait d'un article de Tatiana LISSITZKY paru dans le journal: Ouest- France

 

 

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Devinette (2)...( voir les indices en fin de page )

28 Février 2017, 17:47pm

Publié par frédérique

Devinette (2)...( voir les indices en fin de page )

Cette fois, ce n'est pas une plante protégée...elle est très commune...

Qui trouvera son identité ???

photo très grossie

photo très grossie

Un indice:

il faut lever la tête pour les voir!

 

Deuxième indice:

fleurs mâles et fleurs femelles sont sur une même branche...leur fruit est un régal pour les écureuils !

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Ornithogale en ombelle

7 Mai 2016, 18:10pm

Publié par Philippe et Frédérique

Notre ami Philippe a eu envie de donner un coup de projecteur sur les Ornithogales en ombelle, Ornithogalum umbellatum, encore appelée: Dame d'onze heures...

photo: Philippe

photo: Philippe

Mon propos est d'attirer votre attention sur la star locale du moment: l'Ornithogale en ombelle , combien de temps survivra-t-elle entre l'urbanisation et l'agriculture intensive ?

C'est dans les talus peu ou tardivement nettoyés, les cultures archaiques ou les champs à l'abandon en attente de lotissement que vous pouvez trouver cette dame d'onze heures.

Je suis sûr que vous la connaissez tous, mais si rien ne change, elle risque de rejoindre le cercle des espèces disparues...

Mais sûrement vous la connaissez bien, si d'aventure vous voulez en savoir plus sur elle et ses variantes, je vous renvoie à votre flore habituelle, à Monsieur Google ou un autre moteur de recherche !!!

 

Philippe

photo: Philippe

photo: Philippe

Google, c'est bien, mais j'ai quand même envie de mettre mon grain de sel !...
Ornithogale, Ornithogalum
  • Ornithogalum umbellatum (Ornithogale en ombelle appartient à la famille contemporaine des: Asparagaceae (anciennement classée chez les Liliacées )
  • Son nom vient du grec ορνιθόγαλον « ornithogale », composé de ορνιθος, « oiseau » et γάλα « lait » signifiant proprement « lait d'oiseau »
  • source: http://uses.plantnet-project.org/fr/Dictionnaire_%C3%A9tymologique#O
  • Umbellatis en latin est bien sûr l'«ombrelle» ou le «parasol», une référence à ses fleurs étoilées disposées en corymbe. Les pétales et les sépales sont blancs avec une large ligne verte sur la face inférieure. Quand la plante pousse à l'ombre, bien souvent elle ne fleurit pas et forme de grosses touffes de feuilles étroites.
photos: Frédérique
photos: Frédérique

photos: Frédérique

  • Les feuilles sont marquées d'une ligne blanche pas toujours bien nette.
Photo Frédérique

Photo Frédérique

 
  • Toute la plante est toxique, pour l'homme comme pour le bétail et les animaux domestiques.
  • Ornithogalum umbellatum est cependant utilisée sous forme d’élixir floral, les fameux élixirs du docteur Bach, pour soulager les personnes sous le coup d'un choc mental ou d'un deuil difficile...
  • On peut ajouter qu'elle ne s'ouvre effectivement à onze que lorsque le soleil resplendit, s'il pleut ou si le temps est nuageux, elle reste obstinément fermée...

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les plantes et leurs mystères...

12 Mars 2016, 15:27pm

Publié par Frédérique

les plantes et leurs mystères...

Un article intéressant sur " le Monde" du 2 mars dernier que j'ai envie de partager avec vous !

il y est question des végétaux qui anticipent les séismes, des plantes qui échangent des informations, d'autres qui les mémorisent....

http://abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2016/02/29/les-plantes-ces-grandes-communicantes_4873936_1650684.html

A compléter avec ce lien, petit article où Francis Hallé parle " de la timidité des cimes "

http://www.terraeco.net/Observez-la-timidite-des-cimes-ce,62492.html

les plantes et leurs mystères...

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"Primeurs"...

1 Mars 2016, 18:40pm

Publié par Société des Naturalistes du Bugey

Eh non, malgré ce titre "alimentaire", nous ne parlerons pas de légumes ...notre ami Philippe nous a concocté un nouvel article que je vous laisse découvrir !

 

 L'an passé, j'intitulais un article: salades de saison, aujourd'hui ce pourrait être "primeurs" .

Cet hiver hors normes voit des plantes déboussolées :

Depuis une dizaine de jours, les dents de chien s'emballent, les nivéoles s'énervent (ce qui m'a permis d'être sûr qu'elles ne sont pas des "échappées de jardins") et les premières pervenches apparaissent . Mes notes indiquent presque un mois d'avance ! 

Nivéoles du printemps, Leucojum vernum
Nivéoles du printemps, Leucojum vernum
Nivéoles du printemps, Leucojum vernum

Nivéoles du printemps, Leucojum vernum

J'avais fait une photo d'erythrone avec la lumière idéale, autrement dit : avec mon appareil rudimentaire, j'étais content de moi!

Content mais distrait: je l'ai effacée aussi il ne restait plus qu'à y retourner, ce lundi la lumière n'est pas terrible mais qu'importe une autre station est à dix minutes... Certes ni la lumière ni le cadre n'aident mais malgré tout, il y aura des erythrones 2016...

Dents de chien, Erythronium dens-canis, cuvée 2016
Dents de chien, Erythronium dens-canis, cuvée 2016

Dents de chien, Erythronium dens-canis, cuvée 2016

la "cuvée 2015" avait éclos à son heure!

la "cuvée 2015" avait éclos à son heure!

les voilà dans la mousse et les feuilles mortes dans un secteur qui abritait aussi des blaireaux, les vrais : Meles meles selon un suédois célèbre. 

"Primeurs"...

Surprise, alors que je n'avais pas relevé d'indice récent de fréquentation, aujourd'hui  le terrassement va bon train : il va falloir surveiller ça et puis finalement cet article devrait se nommer "les blaireaux s'agrandissent"...

agrandissement du terrier

agrandissement du terrier

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Couleurs de printemps...en février

22 Février 2016, 15:47pm

Publié par Frédérique

Si le ciel au crépuscule hésite entre le gris et le bleu, la nature, elle, a choisi ses couleurs...
Couleurs de printemps...en février

une explosion de Jaune envahit talus et jardins: 

le jaune pâle des Primevères acaules, Primula acaulis

 

Couleurs de printemps...en février

 sera bientôt accompagné du jaune doré taché d'orange de Primula veris, Primevère du printemps, également appelée Primevère officinale

la toute première Primevère officinale
la toute première Primevère officinale

la toute première Primevère officinale

un exemplaire plus représentatif !

un exemplaire plus représentatif !

dans l'herbe, Ranunculus ficariala Ficaire déploie chaque année un peu plus ses fleurs d'un jaune éclatant et luisant ,  formant des colonies printanières elles disparaitront sous peu  jusqu'à l'année suivante...

Couleurs de printemps...en février
Couleurs de printemps...en février
Couleurs de printemps...en février

Dans la haie, Cornus mas, Cornouiller mâle, qui peut devenir un petit arbre arbore fièrement ses minuscules fleurs jaunes à 4 pétales. Groupées en ombelles simples, subsphériques, apparaissant avant les feuilles, elles se remarquent de loin et font penser au mimosa ...

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Mais qu'est-ce qui pousse dans mon jardin ?

6 Février 2016, 09:18am

Publié par Frédérique

Mais qu'est-ce qui pousse dans mon jardin ?

Toute personne sensible à la nature et disposant d'un lopin de terre s'est déjà posé cette question qui m'a préoccupée en 2011...

Durant l'hiver, j'avais remarqué une jolie rosette de feuilles aplaties sur le sol, ressemblant à la rosette basale d'une orchidée !

Etait-ce possible chez moi ? Et pourquoi pas, le terrain, ancien verger, pas trop remanié à cet endroit pouvait convenir...

Mais qu'est-ce qui pousse dans mon jardin ?

Les feuilles étaient indivises, allongées, à nombreuses nervures parallèles et bords lisses et sans poils, un peu coriaces: on devinait la présence d'une cuticule épaisse à leur surface

Mais qu'est-ce qui pousse dans mon jardin ?

bien différentes de celles du Plantain lancéolé, Plantago lanceolata, lui aussi à feuilles indivises, lancéolées à 3 à 7 nervures saillantes sur la face inférieure... et membre de la famille des Plantaginacées

voir l'article:

Mais qu'est-ce qui pousse dans mon jardin ?Mais qu'est-ce qui pousse dans mon jardin ?

Il ne me restait plus qu'à attendre !

Ah ! La patience légendaire du jardinier - et du botaniste - !!!...

la récompense est arrivée au mois de mai en découvrant cette belle floraison d' Ophrys apifera, Ophrys abeille !

Mais qu'est-ce qui pousse dans mon jardin ?

voir la description dans cet article:

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Intermède: retour de notre "cuisinier"

25 Avril 2015, 09:00am

Publié par Philippe Boquerat

Salade de saison 3 (Douce amère)

Mettre en ligne du spectaculaire, c'est commun ! Si nous parlions un peu des errements...

Bugiste de fraîche date, l'un de mes premiers «spot» fut, est le Fierloz. Un panneau explicatif indiquait la présence de la Dactylorhiza sambucina, l'orchis sureau comme présente : j'ai d'abord bien rigolé : dans ce milieu sec, et puis il a bien fallu se rendre à l'évidence: cette habituée des alpages bien arrosés, du Colombier par exemple, était bien là ! Elle y a une sale gueule et la population, à ma connaissance se résume à deux plantes, depuis , je surveille.

Première année : 2 plantes en fructification dont une à peine identifiable.

Deuxième année : au même endroit: idem.

En 2015 un individu rachitique, en fin de floraison et un autre qui s'est trouvé sur le passage des sangliers.

D'après la littérature, cette orchidée ne devrait pas se cantonner aux prairies d'altitude mais devrait croître en plaine, tout au moins dans les collines et elles s'y font rares!

Orchis sureau

Orchis sureau

Bon, restaient les amélanchiers en fleurs pour se réjouir, éclatants dans l'habituelle monotonie de la buxaie.

Autre déception : Sisyrinchium montanum, les bermudiennes des montagnes

de la Malourdie semblent avoir été victimes de l'acharnement à «faire propre»

de la CNR!

Si cela se passe mieux la prochaine fois je vous le dirai !

Enfin je termine sur un autre sujet qui concerne Pierre P. : Le petit gravelot et sa compagne sont bien là!

Philippe

Amélanchier

Amélanchier

Pour Sisyrinchium montanum et le Petit gravelot: se reporter à cet artcle:

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