Entre ego et VB
Mon activité d'administrateur prend fin ce jour à 13heures 47, qu'un autre s'y colle.
Connaître et faire connaître plantes et champignons de la région de Belley...ou d'ailleurs! Informations sur les activités, sorties botaniques et mycologiques de l'association . Calendrier des déterminations botaniques et mycologiques .
Mon activité d'administrateur prend fin ce jour à 13heures 47, qu'un autre s'y colle.
Pierre, lors de l'assemblée générale, avait proposé un séjour dans ce département. Nous ne savions guère ce qui nous attendais en matière de casse-tête... Le but avoué était de nous entrainer sur un domaine un peu inhabituel: Les orchidées endémiques et plus spécialement (perfidement!!) sur les hybrides entre Ophrys.
après quelques centaines de kilomètres nous nous sommes retrouvés au milieu de nulle part, non j’exagère: A la gare de Lapanouse de Cernon, le buffet laissant à désirer, nous nous sommes contentés d'un pique-nique.
Puis d'entreprendre notre exploration de la flore locale: Assez rapidement la star locale s'est offerte à nos yeux: L'ophrys de l'Aveyron, O.aveyronensis.
A l'heure où je rédige cet article, je suis encore plein de doutes sur ma capacité à l'identifier, elle peut avoir tant de formes possibles: Dans un premier temps considérée comme une sous-espèce d'Ophrys scolopax, s'hybrider semble beaucoup l'occuper autrement dit tout se complique... A titre d'exemple, au gîte, sur une photo intitulée O.aveyronensis nous étions nombreux à ne pas la reconnaitre.
Mais il n'y avait pas que des orchidées:
Quand je suis arrivé, les habituels participants étaient agglutinés à l'ombre mesquine d'un arbre de parking, c'est vrai que les jours passés nous avaient davantage aguerris à la pluie et à la fraicheur. Soleil, chaleur nous ralentissaient. Nous en étions à ne plus savoir où diriger nos investigations... Aller fouiner vers le lac de Morgnieu comme l'a proposé Pierre nous dispensait de réfléchir... Il y a toujours, le mercredi, un moment de flottement, de discussion : Normal , c'est le jour des sorties improvisées, chacun propose et défend son projet, là les propositions se faisaient rares. Nous voila partis pour le lac et ses zones humides...
Mais qui dit zone humide dit bottes et personne n'en avait aussi après avoir, pour l'un, été admirer la fougère des marais, l'autre réfléchir sur une poacée et moi m'extasier sur une hypne en arbre (Flore forestière dixit): Climacium dendroïdes, nous sommes partis vers des lieux plus exposés aux UV : Collines sèches, sols superficiels en cours de boisement, un truc courant dans le Bugey...
...Bien des plantes fréquentes, et puis ce que Pierre nous réservait: Un lin minuscule adepte des milieux secs!
La photo ne permet pas d'évaluer sa taille, 20-25 cm, filiforme avec une fleur n’excédant guère 5 mm de diamètre: Pas vraiment la plante qui saute aux yeux!
Encore un peu de prospection, pour tomber sur la potentille des rochers (Drymocallis rupestris), qui est souvent présente dans ces espaces secs mais jamais en nombre.
Ayant plus ou moins épuisé les ressources botaniques des lieux, nous sommes repliés chez Pierre où un marronnier nous a offert une ombre généreuse et Pierre de quoi nous hydrater.
Le mercredi est souvent dédié à l'improvisation et aux opportunités: Ce jour-là ma proposition avait été retenue: Direction le lac de Bret. je vous passe les habituelles "révisions"... Pour attirer votre attention sur cet insecte occupé à butiner les saponaires ocymoïdes.
Si j'avais proposé cette sortie c'était en raison de la présence d'Ophioglossum vulgatum, l'ophioglosse commun, une fougère peu courante ou souvent difficile à repérer. Elle se plait dans les zones humides et surtout périodiquement inondées, la météo des mois passés laissait espérer son émergence et, qu'elle arrive à maturité... Elle était au rendez-vous mais pas à son apogée. L'an passé notre ophioglosse avait flétri en cours de route: temps trop sec pour lui!
Cette station reste fragile: exploitation forestière, piétinement par les promeneurs ignorants et canicule précoce... Espérons qu'elle résiste, celles que je connais ailleurs sont moins accessibles: cuissardes obligatoires ou reptation dans des fourrés de saules!
Après un passage dans la menthe aquatique (odorante!) et pris garde aux pigamons jaunes pas encore fleuris, une halte sur Fontinalis antipyretica, une mousse aquatique (devrais dire amphibie?)
Cette halte a donné l'occasion à Christine de tirer le portait à cette rainette un peu poseuse...
Ce samedi 25/04 devait nous mener sur l'une des stations les plus basses de Primula auricula, pardon Primula lutea: Cette oreille d'ours n'est plus que jaune (là, vous comprendrez que j'en veux aux taxonomistes!) La journée avait bien commencé avec l'observation de trois cigognes noires peu après Chazey-Bons. Les contreforts de la vallée du Rhône ralliés, notre prospections des plantes présentes commençait... Comme dit Jean-Paul: "Une révision printanière". Là, je suis d'accord avec lui, l'hiver passé, les noms de plantes qui restent "sur le bout de la langue" sont le phénomène saisonnier... Se retrouver devant une Mél???
Je vous épargnerais la liste et les photos des espèces rencontrées, l'objectif restait Primula lutea... Confiant dans notre guide, je suivais le mouvement
Sauf que nous n'étions pas dans le bon vallon, que rien ne nous aidait: Pierre nous avais amené là sur les conseils d'une relation, l'institut géographique national avait oublié de nommer le torrent qui nous intéressait. Donc Thierry et moi avons entrepris une reconnaissance, a priori fructueuse et surtout confirmée par la rencontre de deux sympathiques promeneurs dont, par chance, le portable a su dire que nous étions désormais à pied-d'oeuvre.
Les copains(ines) récupérés, nous avons gaillardement grimpé ce vallon mais notre oreille d'ours n'était pas au rendez-vous ou nous n'avons pas su la débusquer... Au retour nous nous sommes consolés avec la stellaire holostée puis des coteaux secs... Et surtout une bière à Belley.
La complice d'Yvette nous a quitté, naturaliste passionnée et dynamique, la perte progressive de la vue l'avait amenée à se mettre en retrait de la SNB puis à quitter le Bugey pour trouver une vie moins compliquée près de sa fille. Elle suivit encore le blog (dont elle fut l'instigatrice avec Yvette). Dans nos rares échanges téléphoniques son immense frustration de ne plus pouvoir observer les plantes, la nature transparaissait.
Faire l'éloge de Frédérique me semble inutile, les mots des mails en réponse à l'annonce de son décès suffisent et résument ce que nous pensons tous. La forme de ce blog vous surprendra un peu: Son support est un article de Frédérique, jamais publié qui restait dans les "brouillons". Ainsi elle sera encore avec nous.
Après les forêts primaires, la forêt de Pando (janvier 2023) et les les forêts d'épicéas attaquées par les scolytes ( article: sapins, décembre 2022)...
faisons un petit tour dans la forêt de Montmorency en écoutant ce reportage où nous apprendrons bien des choses ( dans les vingt premières minutes surtout) sur ce massif forestier menacé par la maladie de l'encre liée au réchauffement climatique
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Les Matins à Montmorency : la forêt face au changement climatique
Emission spéciale depuis la forêt de Montmorency, atteinte de la maladie de l'encre, pour évoquer les risques auxquels sont confrontées les forêts françaises avec le changement climatique.
Frédérique
Après une période pluvieuse, nos activités du mercredi ont pu reprendre en extérieur, les raretés printanières ont guidé nos pas: Vers Colomieu où nous avions rendez-vous avec la Gagée jaune qui semble trouver à son gout le climat rude, presque montagnard des lieux.
Cette petite liliacée est très précoce, aime les lisières, les prairies, peut fleurir alors qu'autour d'elle, le sol est encore enneigé, à la manière des soldanelles, je l'ai observée de 300 à 1900 mètres et, selon l'altitude de mars à mai pour la station la plus haute.
Le mercredi suivant c'est Hepatica nobilis qui nous a amené au bord du Rhône, une forestière avec un goût marqué pour les hêtraie. Parmi les participants, cela a été l'occasion de se rappeler dans lesquelles: Nos expériences allaient de la Sainte Baume aux forêts de Lorraine!
D'autres précoces étaient au rendez-vous comme Anemone ranunculoides, l'anémone jaune, sa blanche cousine, celle des bois, les pervenches un peu envahissantes, des violettes toujours délicates à identifier...
Peu d'espèces en mars me direz vous mais c'est plein d'avantages, retrouver de vieilles copines (je parle des fleurs), se rappeler leurs noms, et, au passage découvrir une ou deux plantes en plus: Une bonne mise en route!!! Si j'avais un mot à dire à un débutant en botanique: Une bonne période pour découvrir la botanique en douceur...
Bonjour à tous
Ces temps, je manquais un peu de sujets mais il y a eu l'assemblée générale de la SNB avec ses habituelles projections de plantes vues durant 2025... Entre les photos de Joël et mes archives, il y a des hôtes des fleurs qui revenaient souvent: Les insectes, en voici quelques uns, après tout nous sommes une société naturaliste!
D'accord ce n'est pas une filipendule!
Sur la main d'un participant à ce séjour en Dévoluy il y a 5 ou 6 ans...
Bonjour à tous et bonne année naturaliste!
Voici les activités prévues cette année, cliquez sur le lien ci-dessus pour les découvrir... la première de celles-ci sera notre assemblée générale le samedi 14 février. Tous les amis des plantes, de la nature sont bienvenus!
Après cette information, une petite parenthèse, certains se souviennent de René Baldacci, ancien président de la SNB et photographe amateur, j'avais beaucoup échangé avec lui, parlant de fougères, il m'avait révélé la présence de l'Asplenium septentrionale vers Parves, surprise pour moi qui ne la connaissais que dans les Alpes ! Nous étions allés à sa recherche mais il semble que les tracteurs à fort empattement avaient scellé le sort de cette station inhabituelle (pour moi!) Il ne reste que ces photos de 1999, que René avait prises lors d'une sortie avec le père Bozonnet, une autre "figure" de notre petite société...
Cela m'amène à penser à une autre disparue, la dernière fois que je suis allé la contempler, elle n'était plus au rendez-vous (la photo ci-dessous date de 2022). J'y retournerai...
Voila, pour une fois le programme vous parviendra en et en heure, avec un bref retour sur le passé en espérant de belles trouvailles en 2026.