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Naturalistes du Bugey

Séjour en Lozère, jour 3, 30 mai 2022

23 Octobre 2022, 14:26pm

Publié par Philippe, photos: Joel et Philippe

Causse Méjean…pour reprendre le compte-rendu de Jean-Paul, Méjan pour les occitans! Du milieu si l’on traduit en Français…

Avec le Causse Méjean nous sommes dans tout autre chose que le Mont Lozère évoqué précédemment : finis le granit, les milieux acides, les mini-tourbières, nous partons pour un plateau calcaire, plus aride, plus pelé : un causse quoi !

Séjour en Lozère, jour 3, 30 mai 2022

La forêt que vous voyez à gauche de la photo est une plantation résineuse récente… Entre élevage et chauffage, les hommes ont consommé la forêt préexistante (hêtres, chênes ???) jusqu’à créer ce paysage.

Première étape : le col de Pierre Plate (1025m) Nous y sommes souvent en terrain connu :

Trinia glauca, Vincetoxicum hirundinaria, Saponaria ocymoides… Mais aussi Anthyllis montana, Coronilla minima, Teucrium rouyanum.

secteur du col de Pierre Plate

secteur du col de Pierre Plate

Vincetoxicum hirundinaria, Dompte venin

Vincetoxicum hirundinaria, Dompte venin

Anthyllis montana, Anthyllide des montagnes

Anthyllis montana, Anthyllide des montagnes

Moins courant, enfin, pour moi: Teucrium rouyanum, la germandrée de Rouy, qui m’a fait découvrir qui était le monsieur à qui elle est dédiée…

Teucrium rouyanum
Teucrium rouyanum

Teucrium rouyanum

Coronilla minima

Coronilla minima

Veronica orsiniana, Véronique d'Orsini

Veronica orsiniana, Véronique d'Orsini

Le programme du jour étant chargé, nous repartons vers le sud-ouest, un peu aussi parce que le parking offre peu d’intimité…

Plus loin, une pinède nous offrant ombre et tranquillité souhaitées,le piquenique s’organise pour finir en orchidée-party :

Des espèces banales mais Platanthera chloranta est là avec ses anthères divergentes ! (Parmi nous, combien se sont penchés, sur combien de platanthères pour ne tomber que sur Platanthera bifolia ?)

Mais l’escapade continue vers l’aérodrome de Florac: vu d’ici on peut s’attendre au pire : des échangeurs, le bruit des jets au décollage mais non : une prairie, une manche à air et une baraque de chantier, nous ne sommes pas à Roissy… les aéronefs se limitant à un planeur.

Et là une plante que je ne connaissais que par flore interposée : LAdonis flammea une messicole qui comme toutes est bien menacée par les pratiques agricoles… Comme, en Bugey, notre Gagea villosa…*

voir:

Adonis flammea

Adonis flammea

Une autre messicole est là : le miroir de Vénus, Legousia speculum-veneris ainsi qu’une adepte des sols tassés : Crupina vulgaris.

Prochaine étape : Le site où sont élevés des chevaux de Przewalski, un ancêtre du cheval actuel, en quête, aussi, d’espèces endémique d’orchidées…

Les lieux étant peu aisés à prospecter, nous décidons d’aller à Hures (un village qui en Amérique s’appellerait « one horse’s town ») d’où nous partons un peu à l’aventure vers les hauteurs qui dominent le village au Sud. Beaucoup de déjà vu mais sait-on jamais… Pierre n’a pas son compte d’orchidées, je crois qu’il espère une rencontre mais le pays à subi sécheresse et chaleur…

Tout arrive (mais pas les orchidées !)

Adonis vernalis: Comme son nom l’indique, la fleur n’est plus de saison.

Adonis vernalis, Adonis du printemps

Adonis vernalis, Adonis du printemps

Mais c’est une chance car les vaches pâturaient là, il y a peu !

Et puis une autre rareté : Daphne cneorumDaphné camélée

 Daphne cneorum :

Daphne cneorum :

Maintenant direction Pont de Monvert, le gîte, puis l’endroit où coule la bière…

 

Philippe

photos: Joel et Philippe

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